export memory

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If you are able
Save for them a place inside of you
And save one backward glance
When you are living
For the place they can no longer go
Be not ashamed to say you love them
Thought you may
Or may not have always
Take what they have left
And what they have tought
With their dying
An keep it with you own
And in that time
When men decide and feel safe
To call the war insane
Take a moment to embrace
Those gentle heroes you left behind
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# Online seit Samstag, 28. November, 2009 um 06:34

Visions X

Visions X
Les voyageurs


Et par le traître écho des horizons plongeurs,
E
t par l'antique appel des sybilles lointaines,
Et par les au-demystérieux des plaines,
Un
soir, se sont sentis hés, les voyageurs.

Partis !
Le
s quais étaient électrisés de lunes,
Et le navire, avec ses mâts pavoisés d'or
E
t ses mousses d'ébène ornait gaîment son bord ;
E
t les vagues baisaient les ponts et les lagunes.

Ce
fut calme voyage, à la clarté des nuits :
Et les regards lactés des pensives étoiles
Là-haut ! et les brises du Sud bombant les voiles
Et
poussant vers la terre et vers les fleurs ! - Depuis

Des tours, immensément faites avec des pierres,
Le
vant de hauts bras noirs sur des villes de feux ;
E
t sous les toits plombés et dans les murs nitreux,
Ouv
erts, de grands yeux d'or en de rouges paupières ;

Et
des plaines, où se battent les roux soleils
Av
ec les vents, les soirs, la foudre et le tonnerre
E
t des gorges et des volcans et des suaires,
In
finiment, au loin, sur des sables vermeils ;

Et des temples d'airain écussonnés de glaives,
Et
des assomptions de symboles chrétiens,
Et de vie
ux empereurs en de roides maintiens
S
ur leurs trônes de fer, assis comme des rêves ;

Et
des îles, ainsi que de grands piédestaux,
Par
mi des lacs d'argent, d'onyx et de turquoises,
Là-
bas - et des frissons marins et des angoisses
Et, tout à coup, la mer, comme un choc de marteaux.

Et
des peuples lassés de leur fierté première,
E
t des peuples debout vers leurs prochains réveils,
Et d
es ports et des ports et des phares pareils
A
quelque front levé de force et de lumière ;

J
usqu'à ce soir certain, où seul, au bout du pont,
Le souvenir revient des lointaines reliques :
Le clos natal et les parents mélancoliques
Et
l'horloge sonnant vers ceux qui reviendront.

Et m
aintenant ils sont les revenus du monde
E
t les sortis de l'Océan - mais plus jamais
Po
ur eux, les doux bonheurs sereins des satisfaits
Ni
la vie endormie en une âme profonde.

Ca
r les soirs leur seront de tourmenteurs aimants,
L
es soirs et les soleils ouverts, comme des portes,
Sur
leurs rêves défunts et leurs visions mortes
E
t leur amours nimbés par d'autres firmaments.




Auteur:Émile VERHAEREN
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# Online seit Freitag, 27. November, 2009 um 11:53

Dies irae

Dies irae
Dies irae


Il es
t un jour, une heure, où dans le chemin rude,
C
ourbé sous le fardeau des ans multipliés,
L
'Esprit humain s'arrête, et, pris de lassitude,
S
e retourne pensif vers les jours oubliés.

La v
ie a fatigué son attente inféconde ;
D
ésabusé du Dieu qui ne doit point venir,
Il
sent renaître en lui la jeunesse du monde ;
Il
écoute ta voix, ô sacré Souvenir !

L
es astres qu'il aima, d'un rayon pacifique
Argentent dans la nuit les bois mystérieux,
Et
la sainte montagne et la vallée antique
sous les noirs palmiers dormaient ses premiers Dieux.

Il vo
it la Terre libre et les verdeurs sauvages
Fl
otter comme un encens sur les fleuves sacrés,
Et les bleus Océans, chantant sur leurs rivages,
V
ers l'inconnu divin rouler immesurés.

D
e la hauteur des monts, berceaux des races pures,
Au m
urmure des flots, au bruit des dômes verts,
I
l écoute grandir, vierge encor de souillures,
La jeune Humanité sur le jeune Univers.

Bi
enheureux ! Il croyait la Terre impérissable,
Il
entendait parler au prochain firmament,
I
l n'avait point taché sa robe irprochable ;
Dan
s la beauté du monde il vivait fortement.

L'écl
air qui fait aimer et qui nous illumine
Le
brûlait sans faiblir un siècle comme un jour ;
Et la foi confiante et la candeur divine
Ve
illaient au sanctuaire où rayonnait l'amour.

Po
urquoi s'est-il lassé des voluptés connues ?
Pou
rquoi les vains labeurs et l'avenir tenté ?
Les vents ont épaissi là-haut les noires nues ;
Dans une heure d'orage ils ont tout emporté.

Oh
! la tente au désert et sur les monts sublimes,
Les grandes visions sous les cèdres pensifs,
Et
la Liberté vierge et ses cris magnanimes,
Et le débordement des transports primitifs !

L'a
ngoisse du désir vainement nous convie :
A
u livre originel qui lira désormais ?
L'homme a perdu le sens des paroles de vie :
L'e
sprit se tait, la lettre est morte pour jamais.

Nul
n'écartera plus vers les couchants mystiques
La pourpre suspendue au devant de l'autel,
Et n'entendra passer dans les vents prophétiques
Le
s premiers entretiens de la Terre et du Ciel.

L
es lumres d'en haut s'en vont diminuées,
L'impénétrable Nuit tombe déjà des cieux,
L
'astre du vieil Ormuzd est mort sous les nuées ;
L'
Orient s'est couché dans la cendre des Dieux.

L'E
sprit ne descend plus sur la race choisie ;
Il
ne consacre plus les Justes et les Forts.
D
ans le sein desséché de l'immobile Asie
Les
soleils inféconds brûlent les germes morts.

Les
Ascètes, assis dans les roseaux du fleuve,
Éco
utent murmurer le flot tardif et pur.
P
leurez, Contemplateurs ! votre sagesse est veuve :
Vi
çnou ne siège plus sur le Lotus d'azur.

L'
harmonieuse Hellas, vierge aux tresses dorées,
À
qui l'amour d'un monde a dressé des autels,
Gît
, muette à jamais, au bord des mers sacrées,
Sur
les membres divins de ses blancs Immortels.

Plu
s de charbon ardent sur la lèvre-prophète !
Adôn
aï, les vents ont emporté ta voix ;
Et
le Nazaréen, pâle et baissant la tête,
Pou
sse un cri de détresse une dernière fois.

Figur
e aux cheveux roux, d'ombre et de paix voie,
E
rrante au bord des lacs sous ton nimbe de feu,
S
alut ! l'Humanité, dans ta tombe scellée,
Ô
jeune Essénien, garde son dernier Dieu !

E
t l'Occident barbare est saisi de vertige.
Les âmes sans vertu dorment d'un lourd sommeil,
Comm
e des arbrisseaux, viciés dans leur tige,
Qui n'ont verdi qu'un jour et n'ont vu qu'un soleil.

Et les sages, couchés sous les secrets portiques,
Reg
ardent, possédant le calme souhaité,
L
es époques d'orage et les temps pacifiques
Roule
r d'un cours égal l'homme à l'Éternité.

Ma
is nous, nous, consumés d'une impossible envie,
En proie au mal de croire et d'aimer sans retour,
R
épondez, jours nouveaux ! nous rendrez-vous la vie ?
D
ites, ô jours anciens ! nous rendrez-vous l'amour ?

O
ù sont nos lyres d'or, d'hyacinthe fleuries,
Et l
'hymne aux Dieux heureux et les vierges en choeur,
Ele
usis et Délos, les jeunes Théories,
Et les poèmes saints qui jaillissent du coeur ?

Où sont les Dieux promis, les formes idéales,
Le
s grands cultes de pourpre et de gloire vêtus,
E
t dans les cieux ouvrant ses ailes triomphales
L
a blanche ascension des sereines Vertus ?

L
es Muses, à pas lents, Mendiantes divines,
S'en vont par les cités en proie au rire amer.
A
h ! c'est assez saigner sous le bandeau d'épines,
Et
pousser un sanglot sans fin comme la Mer !

Oui
! le Mal éternel est dans sa plénitude !
L
'air du siècle est mauvais aux esprits ulcérés.
S
alut, Oubli du monde et de la multitude !
R
eprends-nous, ô Nature, entre tes bras sacrés !

Dans
ta khlamyde d'or, Aube mystérieuse,
É
veille un chant d'amour au fond des bois épais !
roule encor, Soleil, ta robe glorieuse !
Mo
ntagne, ouvre ton sein plein d'arome et de paix !

So
upirs majestueux des ondes apaisées,
Mur
murez plus profonds en nos coeurs soucieux !
Répandez, ô forêts, vos urnes de rosées !
R
uisselle en nous, silence étincelant des cieux !

C
onsolez-nous enfin des espérances vaines :
La
route infructueuse a blessé nos pieds nus.
D
u sommet des grands caps, loin des rumeurs humaines,
Ô
vents ! emportez-nous vers les Dieux inconnus !

Mais si rien ne répond dans l'immense étendue,
Que
le stérile écho de l'éternel Désir,
Ad
ieu, déserts, où l'âme ouvre une aile éperdue !
Adieu, songe sublime, impossible à saisir !

Et
toi, divine Mort,tout rentre et s'efface,
Ac
cueille tes enfants dans ton sein étoilé ;
Affranchis-nous du temps, du nombre et de l'espace,
E
t rends-nous le repos que la vie a troublé !




Aute
ur:Charles-Marie LECONTE DE LISLE

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# Online seit Freitag, 27. November, 2009 um 08:09

Matrice

Matrice
Pour mon ami Néo, un type bien
D
ans son funèbre fiacre noir
Le
maître de l'effroi
L
e dandy cyberpunk
R
egagne son manoir le hold-up accompli
Il échappe encore à ses poursuivants
Fandor et le vieux Juve
L
a route est jonchée de cadavres
De quoi douter vraiment de la perfectibilité humaine

Il
vole il assassine il éventre les femmes
Tor
ture ses victimes avec acharnement
Kidn
appe un pauvre bougre exige une rançon
La ra
nçon obtenue il dépèce l'otage
Dans les bas-fonds du crime il gne sans partage

O
ui c'est un grand conspirateur
Un maniaque du meurtre
Le
schizophrène cambrioleur
Serial killer
Ah ah
ah ah
Fantô
mas
Ah
ah ah ah ah
Fanmas
Dans
la nuit l'éclair blanc d'un rasoir ou d'un revolver
Ah ah ah ah
Fant
ômas
Ah ah ah ah ah
Fantôm
as
Qua
nd on le croit mort le bandit frappe encore

U
n haut-de-forme laqué noir
Cou
vercle de Pandore
M
atrice du cahot
Dis
simule les traits du travelot mondain
Bras qui égorge à Pigalle
L
'autre à Johannesburg
Un
troisième à New-York
Pas de doute il est bien
L'ennemi public numéro un !

Transformiste ou mutant le tébreux caïd
A
dopte un nouveau look à chaque apparition
Q
ui es-tu Fanmas ? Internaute ou drag-queen ?
Et qui mettra un terme à tes agissements ?
Tous les témoins sont morts
Et les juges impuissants

Oui c'est un grand maître-chanteur
U
n suborneur de filles
Le
psychopathe de l'audimat
Sérial tombeur
Ah
ah ah ah
Fantômas
Ah ah ah ah ah
Fantômas
Dans la nuit l'éclair blanc d'un rasoir ou d'un revolver
A
h ah ah ah
Fantômas
Ah
ah ah ah ah
F
anmas
Q
uand on le croit mort le bandit frappe encore

Ô
pourvoyeur des chambres froides
Et des orphelinats
Grand élagueur des géalogies
Inhumateur de paix sociale
Fo
ssoyeur d'espérance
Ton coeur est un muscle avarié
Ton
âme un algorithme absurde
T
on sommeil une catacombe
L
aisseras-tu en paix le monde ?
L
aisseras-tu vivre le monde ?

# Online seit Freitag, 15. August, 2008 um 05:47

Billet d'humeur du moment


Hey oui il faut parfois se demander ce qu'on fait sur cette planète...
Pour ma part,pas grand chose,.
Détruire la nature, c'est ce que l'homme a su le mieux faire.
Maintenant , on nous parle de grenelles de l'environnement, de voiture électrique.
Je pense que le réveil est assez tardif...
Voilà pourquoi mon image du jour est aussi chaotique.

Laissez moi vos com's pour confronter nos avis
Billet d'humeur du moment

# Online seit Montag, 16. Juni, 2008 um 03:32

Geändert am Montag, 16. Juni, 2008 um 03:53